A l'époque où nous vivons, il serait difficile de concevoir notre vie sans électricité. Celle-ci pénètre dans tous les recoins de notre existence et elle contient une grande bénédiction, pour qui sait l'utiliser correctement. L'électricité fournit l'éclairage et grâce à elle les heures de la journée sont plus étendues. Elle illumine l'obscurité de la nuit et permet ainsi de consacrer de nombreuses heures à l'étude de la Tora.
Grâce à l'électricité, de nombreux travaux sont accomplis à la maison : nous lavons le linge, cuisons le pain et refroidissons nos demeures par des ventilateurs ou des climatiseurs et même le téléphone et les télécopieurs - qui nous servent de moyens de communication - marchent à l'électricité.
L'électricité fait marcher une infinité de petites ou grandes machines, de puissantes machines industrielles, des véhicules ou même des jouets. Nous sommes tellement habitués à utiliser l'électricité, que nous considérons son existence comme naturelle.
C'est ainsi qu'il ne faut pas s'étonner si beaucoup de recueils de questions et de réponses rabbiniques (She'eloth ou-Tshouvoth ou Responsa) traitent de problèmes touchant à l'électricité. De nombreux décisionnaires (Posqim) des temps modernes ont été confrontés à ces questions et leurs décisions légales (Psiqa) s'étendent à de multiples domaines.
Concernant l'utilisation de l'électricité pendant le Shabbat (il s'agissait du télégraphe), on trouve déjà une attestation dans les Responsa Beith Its'haq (1875). Quant à l'utilisation du téléphone, elle est traitée dans les Responsa Or 'Hadash (1905).
Il existe de nombreuses références sur la question de la cuisson des aliments par l'électricité : est-elle identique à la cuisson faite sur le feu par des non-Juifs ? Peut-on l'utiliser pendant le Shabbath ? etc.
La définition même de l'activité éléctrique est traitée par les décisionnaires : peut-on la considérer comme une action de l'homme, ou bien est-ce seulement une action indirecte ? Les résultat légaux se répercutent aussi bien dans le domaine de l'abbatage rituel (Sh'hita) que dans celui des pains azymes (Matsoth) dont la pâte est pétrie mécaniquement. Cette dernière question a été débattue dans les Responsa Divré Malkiel et Maharsha"m.
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Ce livre a été rédigé soigneusement en consultant des autorités rabbiniques et des érudits de la Tora.
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